Association des Naturalistes et Entomologistes de France

Qu’y a-t-il de commun entre une libellule, un hanneton, une mouche et un papillon, sans parler des obscurs collemboles ou des lépismes qui vivent dans la litière ? Au premier abord, il peut sembler difficile de le dire. Pourtant, un examen rapide permettra de les distinguer des autres classes de l’embranchement des arthropodes (auquel appartiennent également les araignées, les milles pattes et les crustacés.) Ces invertébrés articulés ont un corps formé de trois parties, la tête, le thorax, et l’abdomen. La tête porte une paire d’antennes, des yeux à facettes et des ocelles ainsi que des pièces buccales et structure variable. Le thorax présente trois paires de pattes et, le plus souvent, deux paires d’ailes (ou d’organes dérivés). L’abdomen contient les viscères, ainsi que les stigmates qui apportent l’oxygène au sang. La plupart des insectes sont terrestres, beaucoup étant aptes au vol à l’état adulte. Moins nombreux, les aquatiques ont souvent une forme hydrodynamique qui facilite leur progression en milieu aqueux. La reproduction peut être ovipare, ovovivipare, voir larvipare, le passage de l’état larvaire au stade adulte pouvant être variablement complexe.
Les insectes sont la plupart phytophages, c'est-à-dire qu’ils consomment des plantes. Certains s’attaquent au bois ou à divers détritus, d’autres sont en revanche prédateurs, voire parasites. Les pièces buccales possèdent une structure corrélée au mode de nutrition, et leur configuration a été largement utilisée (avec la structure des ailes) pour l’établissement des différents ordres d’insectes.
Une association pour que chacun prenne conscience de la richesse qui nous entoure.
Avec 1 000 000 espèces recensées, les insectes représentent plus des 2/3 de toutes les espèces animales présentes sur terre. Leur nombre pharaonique fait qu'ils sont un indicateur de biodiversité et de la qualité des milieux. Protéger les insectes, pièce essentielle des écosystèmes, c'est protéger toute la chaine alimentaire.
Nous sommes nombreux a s'intéresser aux Lépidoptères. Cette passion a une raison. En effet, depuis 25 ans, en Europe, 11% des espèces de papillons auraient disparu, tous habitats confondus. Ce chiffre atteint 19% pour les papillons vivant dans les prairies, 15% pour ceux des zones marécageuses, et 14% pour les papillons de forêts. Et même au sein d'une même espèce, les individus sont moins nombreux, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de reproduction et de perpétuation de l'espèce.
Les papillons comptent parmi les meilleurs bio-indicateurs témoignant de la santé des écosystèmes. Grâce à leur grande diversité et à leurs exigences écologiques variées l'état des populations de papillons reflète fidèlement le niveau de qualité des différents milieux naturels. Une espèce de papillon qui décroît puis disparaît est le symptôme d'un écosystème très perturbé. Les papillons jouent également un rôle important dans les chaînes alimentaires et l'équilibre des écosystèmes, essentiellement en tant qu'agents pollinisateurs et proies pour les oiseaux, les chauves-souris et les batraciens.
S'investir dans une association nous a permit de mettre en commun d’une façon permanente, nos connaissances et nos activité dans le but de défendre une cause commune à chaque membres: la préservation de la nature et la diffusion des données environnementales.
Ainsi, par exemple, en protégeant une espèce de papillon, on protège en même temps tout un ensemble d'espèces animales et végétales qui lui sont directement liées, ou qui ont les mêmes exigences écologiques. Sur les 5200 espèces de papillons dénombrées en France, 24 espèces et 26 sous-espèces sont aujourd'hui protégés.
Animés par une passion commune pour la nature, les membres de l'ANEF organisent et participent à des études de terrain, des conférences ainsi qu'à des animations de sensibilisation. Créée en 2014, le siège sociale se situe dans les Landes(40). Nous comptons à ce jour 45 membres dont la plupart étant originaires du Pays Basque et des alentours.
L'ANEF nature a pour but de récolter, conserver et de diffuser toutes les données naturalistes et entomologiques collectées, afin d'étudier l'impact sur la biodiversité des modifications climatiques, de la déforestation et de l’assèchement des endroits naturels sensibles.
Nos études naturalistes relèvent de la collecte et du traitement des données naturalistes nécessaires pour chaque projets. Il faut savoir qu'entre 13 et 15 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année, soit environ le quart de la superficie française. Notre travail permet d'établir un état initial d'un environnement donné (Ex: Prospection ciblée en Guyane), ou bien de faire des inventaires et des suivis de populations qui nous permettrons par la suite d'établir des statistiques.
Nos actions de sensibilisation s'adressent à ceux qui veulent découvrir la nature (écoles, conférences, sorties naturalistes). Nul besoin de connaissances préalables pour aborder l'univers fascinant des insectes, nous vous expliquerons tout!
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